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Site de démonstration therapeute.club. Julien Vasseur est un praticien fictif : le nom, l’adresse, les coordonnées et les avis sont inventés. Aucun rendez-vous ne peut être pris ici. Créer le mien sur therapeute.club →
Julien Vasseur Hypnothérapeute · Tours
L’hypnose

Ericksonienne, classique,
humaniste : les trois courants

Ce sont trois mots que l’on croise sur presque tous les sites d’hypnose, et que presque personne n’explique. Voici ce qu’ils veulent dire, en français simple, et surtout ce qu’ils changent pour vous, assis dans le fauteuil. La conclusion vous surprendra peut-être : ce n’est pas le critère sur lequel choisir.

Les trois courants,
en un coup d’œil

L’hypnose classique

La plus ancienne, née au dix-neuvième siècle. Le praticien donne des consignes directes. Cadre net, phrases fermes, peu de détours.

L’hypnose ericksonienne

Née au milieu du vingtième siècle, du travail de Milton Erickson, psychiatre américain. Le praticien propose plutôt qu’il n’ordonne, et s’adapte à la personne.

L’hypnose humaniste

La plus récente, apparue en France au début des années deux mille. La personne reste pleinement consciente et fait le travail elle-même, guidée pas à pas.

Le premier courant

L’hypnose classique,
dite directe

C’est celle des débuts, celle des médecins du dix-neuvième siècle qui cherchaient à endormir la douleur avant l’arrivée des produits qui le font aujourd’hui. Sa forme est simple : le praticien affirme. « Vos paupières deviennent lourdes. » Les phrases sont brèves, fermes, répétées.

Du point de vue de la personne accompagnée, l’expérience ressemble à celle de suivre des consignes claires. Certaines personnes adorent ce cadre, parce qu’elles n’ont rien à décider et qu’elles se laissent porter. D’autres se raidissent immédiatement, parce qu’on leur dit quoi ressentir et que c’est exactement ce qu’elles supportent le moins.

Cette forme n’a rien de dépassé. On la retrouve à l’hôpital, associée à certains gestes de soin, parce qu’elle va vite et qu’elle est simple à conduire. Entre de bonnes mains, elle est efficace et respectueuse. Elle demande une personne qui accepte le mode direct.

Le deuxième courant

L’hypnose ericksonienne,
dite permissive

Milton Erickson est un psychiatre américain du siècle dernier, dont la manière de travailler a donné naissance à ce courant. Son idée de départ tient en une phrase : chaque personne est différente, donc c’est au praticien de s’adapter à elle, jamais l’inverse.

La forme change du tout au tout. On ne vous affirme plus, on vous propose. « Vous pouvez peut-être remarquer que votre respiration a déjà changé. » Le praticien utilise des images, des histoires, des comparaisons, et laisse votre esprit faire le tri de ce qui lui parle. Rien ne vous est imposé, ce qui rend la résistance à peu près sans objet : il n’y a pas d’ordre contre lequel se braquer.

Du point de vue de la personne accompagnée, cela ressemble davantage à une conversation particulière qu’à une consigne. Le rythme est lent, il y a des silences, et vous gardez l’impression nette de participer. C’est ce qui déroute certains les premières minutes : ils attendaient quelque chose de plus solennel.

C’est le courant dans lequel je me suis formé, en 2019, et c’est celui dans lequel je travaille aujourd’hui. La raison est simple. Les personnes qui poussent ma porte se sont déjà fait dire quoi faire des dizaines de fois, par leur entourage, par un médecin, parfois par elles-mêmes chaque matin. Une consigne de plus ne changerait pas grand-chose. Chercher avec elles ce qui fonctionne dans leur propre façon de fonctionner, oui.

Mon parcours et ma formation
Le troisième courant

L’hypnose humaniste,
en conscience

C’est le plus récent des trois, apparu en France au début des années deux mille. Sa particularité est nette : au lieu d’amener la personne vers un état où son attention se retire du dehors, on l’amène vers un état où elle se sent au contraire plus large et plus présente. Les yeux peuvent rester ouverts.

La personne accompagnée fait alors le travail elle-même, en sachant à chaque instant ce qu’elle fait. Le praticien décrit une sorte de paysage intérieur, en images, et elle s’y déplace en racontant ce qu’elle rencontre. Beaucoup de gens apprécient de garder ce pilotage complet. D’autres trouvent la démarche trop abstraite et préfèrent se laisser porter.

Je ne pratique pas ce courant, et je le dis sans réserve : ce n’est pas ma formation, donc ce n’est pas mon travail. Si c’est ce que vous cherchez, il existe à Tours et alentour des praticiens formés à cela, qui le feront bien mieux que moi.

Pour vous

Ce qui change
d’un courant à l’autre

Le ton employé

Une consigne ferme d’un côté, une proposition de l’autre, une description que vous explorez dans le troisième cas. C’est la différence la plus sensible, dès les premières minutes.

La place que vous prenez

Vous suivez, vous participez, ou vous menez. Les trois vous laissent conscient et libre d’arrêter, mais la quantité de travail qui vous revient n’est pas la même.

Ce qui ne change pas

Aucun des trois ne vous endort, ne vous fait parler malgré vous ni ne décide à votre place. Aucun ne remplace un avis médical, et aucun ne garantit un résultat.

Les craintes, une par une
Le vrai critère

Le courant compte moins
que la relation et l’objectif

Voilà ce que je voudrais que vous reteniez de cette page. Un praticien classique sérieux fera un meilleur travail avec vous qu’un ericksonien approximatif, et l’inverse est tout aussi vrai. L’étiquette n’a jamais protégé personne. Ce qui compte est ailleurs, et se vérifie assez simplement.

D’abord la relation. Vous devez pouvoir dire à cette personne ce que vous ne dites pas facilement, et vous sentir tranquille en fermant les yeux à quelques mètres d’elle. Cela se sent en trente minutes de conversation, avant même le premier rendez-vous.

Ensuite l’objectif. Est-ce que la personne en face a compris ce que vous venez chercher, est-ce qu’elle le reformule avec vos mots, est-ce qu’elle vous dit combien de séances elle prévoit et ce que cela coûte. Est-ce qu’elle vous dit aussi ce qu’elle ne fait pas, et vers qui elle vous enverrait si votre demande sortait de son domaine.

Personne ne devrait choisir un praticien sur le seul nom de son courant. C’est un renseignement utile, et une bonne question à poser. Ce n’est pas une garantie, et cela ne remplace pas les deux critères qui précèdent.

Le meilleur moyen de savoir si nous pouvons travailler ensemble reste de vous entendre parler trente minutes.

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