Ce qui se passe,
de la porte à la sortie.
Beaucoup de personnes retardent le rendez-vous de plusieurs mois faute de savoir à quoi s’attendre. Voici donc le déroulé complet, dans l’ordre.
Le déroulé
Un rendez-vous dure une heure quinze, et deux heures pour l’arrêt du tabac.
L’arrivée
Vous sonnez au 12 rue Colbert. Je ne reçois qu’une personne à la fois, il n’y a donc ni salle d’attente ni croisement dans le couloir. Vous posez vos affaires et vous vous asseyez.
Le temps de parole, vingt à trente minutes
Vous racontez ce qui vous amène, dans vos mots. Je pose des questions, surtout sur les moments précis où la difficulté apparaît. On termine par un objectif formulé par vous, en une phrase. C’est vous qui parlez le plus, et c’est le temps le plus utile du rendez-vous.
L’installation
Vous vous installez dans un fauteuil inclinable, avec un plaid si la pièce vous semble fraîche. La lumière baisse un peu, sans jamais devenir noire. Je reste assis en face, et je ne vous touche pas.
La séance, trente à quarante minutes
Je parle, vous écoutez. Ma voix ralentit, et votre attention se resserre sur ce que je décris. Vous n’avez rien à faire, rien à réussir. Vous pouvez bouger, avaler, ouvrir les yeux : rien de cela n’interrompt le travail.
Le retour, dix minutes
Je vous ramène en comptant, et vous rouvrez les yeux à votre rythme. On reprend ce que vous avez ressenti. Vous repartez avec un exercice court, deux ou trois minutes par jour, à faire seul.
La sortie
On fixe la suite si l’accompagnement en prévoit une, vous réglez, et vous redescendez rue Colbert. Vous n’avez aucun compte à me rendre entre deux séances.
Quatre-vingt-dix secondes
de ma voix
La voix est l’outil de travail, et c’est elle qui décide si vous serez à l’aise dans le fauteuil. Vous pouvez l’entendre avant de venir.
Ce que l’on ressent,
et ce que l’on ne ressent pas
Ce que décrivent la plupart des personnes
Le corps devient lourd, ou au contraire très léger. Le temps se déforme : quarante minutes passent comme dix. Les bruits de la rue s’éloignent sans disparaître. Certaines personnes ne sentent presque rien et travaillent quand même très bien.
Ce qui n’arrive pas
Vous ne dormez pas et vous ne perdez pas connaissance. Vous entendez tout. Vous ne dites rien que vous ne vouliez dire. Vous pouvez ouvrir les yeux et arrêter la séance quand vous le décidez.
Ce qu’il faut prévoir
Presque rien, en réalité. Trois détails suffisent.
Un repas copieux rend la digestion bruyante et l’attention paresseuse, alors qu’un déjeuner normal ne gêne en rien. Pour le reste, venez comme vous êtes.
Si vous venez pour l’arrêt du tabac, fumez normalement jusqu’au rendez-vous. Tabac info service, au 39 89, reste une ressource publique et gratuite, utile en complément. L’hypnose est un accompagnement, jamais un traitement ni un substitut à un avis médical.
En sortant du cabinet
La plupart des personnes décrivent un état proche de celui qui suit une longue sieste, qui se dissipe en quelques minutes de marche. Vous pouvez conduire en sortant : l’état d’hypnose s’arrête avec la séance, il ne laisse aucune substance dans le corps et n’altère ni les réflexes ni le jugement.
Les jours qui suivent, l’effet se remarque souvent en creux : une situation qui vous mettait en tension passe sans que vous y pensiez. La décision reste la vôtre, mon travail est de la rendre plus simple à tenir.
Trois questions
qui reviennent souvent
Et si je m’endors pendant la séance ?
Est-ce que je me souviendrai de ce qui a été dit ?
Puis-je venir accompagné ?
Le premier échange dure trente minutes, et il ne coûte rien.
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