Que ressent-on vraiment
sous hypnose ?
Vous avez cherché. Vous avez lu des pages entières. Et à la fin, vous ne savez toujours pas ce que ça fait. On vous parle d’état modifié de conscience, de lâcher-prise, de connexion à l’inconscient. Personne ne vous dit ce que vous allez ressentir dans le fauteuil, à la minute où ça commence.
Vous vous demandez si vous allez dormir. Si vous allez entendre. Si vous allez vous souvenir. Vous vous demandez surtout si vous allez sentir quelque chose de spécial, et ce qui se passe si vous ne sentez rien du tout.
Parce qu’au fond, ce qui vous inquiète n’est pas d’aller trop loin. C’est de rester assis, les yeux fermés, à attendre un effet qui n’arrive pas, en vous disant que vous êtes en train de perdre votre après-midi. Et de repartir sans savoir si quelque chose s’est passé.
Ce n’est pas du sommeil
Le mot hypnose vient du grec ancien, où il désigne le sommeil. Le malentendu date de là, et il a la vie dure.
En séance, vous ne dormez pas. Vous ne perdez pas connaissance. Vous ne basculez pas dans un trou noir dont quelqu’un d’autre tiendrait la porte.
Ce qui change, c’est votre attention. D’habitude, elle est éparpillée. Elle saute d’une pensée à l’autre, du bruit de la rue à la liste des courses, puis à ce que vous avez répondu hier à un collègue. Pendant la séance, elle se resserre. Elle se pose sur une chose, une voix, une image, une sensation, et elle y reste plus longtemps que d’habitude. Le reste ne disparaît pas. Il passe au second plan.
Ce que fait le corps
C’est souvent la première chose que les gens remarquent.
Le corps devient très lourd. Les bras semblent peser le double. On a la sensation de s’enfoncer dans le fauteuil, comme quand on s’assoit enfin après une longue journée debout. Chez d’autres, c’est l’inverse : une impression de légèreté, les mains qui semblent ne plus toucher les accoudoirs.
Les deux sont normales. Deux façons pour le corps de signaler qu’il a relâché sa surveillance.
D’autres signes reviennent souvent. La respiration ralentit toute seule, sans que vous l’ayez décidé. Les paupières deviennent lourdes et peuvent trembler légèrement. Certaines personnes sentent des picotements dans les mains, ou une chaleur qui monte. D’autres ne notent rien de particulier.
Ce que fait le temps
C’est le repère le plus fiable, et il ne se remarque qu’à la fin.
Vous ouvrez les yeux, on vous dit le temps qui s’est écoulé, et vous auriez juré beaucoup moins. L’inverse arrive aussi, plus rarement.
Cette déformation du temps est un des signes les plus constants. Vous n’avez pas passé la séance à compter : quand l’attention est occupée ailleurs, elle cesse de tenir l’horloge.
Vous entendez tout,
et vous pouvez bouger
C’est le point le plus difficile à croire avant de l’avoir vécu.
Vous entendez ma voix, évidemment. Mais vous entendez aussi le bus qui passe rue Colbert, la porte du cabinet d’à côté, la sirène au loin. La différence, c’est que ces bruits ne vous dérangent plus. Ils arrivent, ils repartent, ils ne prennent pas le dessus.
Vous pouvez bouger. Vous gratter le nez, changer de position parce que votre jambe est engourdie, répondre à une question, dire que vous avez froid. Vous pouvez ouvrir les yeux et vous lever si vous en avez envie. Rien ne vous retient dans le fauteuil, et c’est pour ça qu’on ne reste pas coincé en hypnose. J’ai écrit une page entière sur cette peur : peut-on rester bloqué en hypnose.
Et vous vous souvenez. La plupart des personnes que j’accompagne ressortent en se rappelant l’essentiel. Pas mot à mot, comme on ne se souvient pas mot à mot d’une conversation de la veille. Mais le fil, les images, ce qui a compté : oui.
Vous êtes déjà entré dans cet état,
sans le savoir
C’est la manière la plus juste de vous représenter la chose.
Vous conduisez vers Tours. Au péage, vous réalisez que vous ne vous souvenez pas des vingt derniers kilomètres. Vous avez pourtant tenu le volant et doublé un camion. Une partie de vous conduisait très bien pendant qu’une autre était ailleurs.
Vous regardez un film et quelqu’un vous parle. Vous mettez deux secondes à revenir, comme si vous remontiez de quelque part.
Vous êtes dans votre lit, plus tout à fait éveillé, pas encore endormi. Des images passent. La télévision de la pièce d’à côté ne vous concerne plus.
Ces trois moments ressemblent à ce qu’on vit en séance. À une différence près : au cabinet, cet état est installé volontairement, et on s’en sert pour travailler sur un objectif précis. Le mécanisme est détaillé ici : comment ça marche.
Et si vous ne ressentez presque rien ?
Cela arrive, et souvent.
Certaines personnes ouvrent les yeux à la fin en disant qu’elles ont juste été bien assises, un peu détendues, et qu’elles ont tout entendu. Elles sont persuadées que ça n’a pas fonctionné.
Il n’existe pas de sensation obligatoire. L’intensité de ce que vous ressentez ne dit rien de ce que la séance produira. Des personnes très impressionnées par leurs sensations ne voient rien changer, et l’inverse arrive tout autant.
Ne pas ressentir grand-chose n’est pas un échec, et ce n’est pas de la résistance.
Trois choses à essayer
chez vous, ce soir
Ces expériences ne remplacent pas une séance. Elles montrent que votre attention sait déjà faire ce qu’on lui demande en hypnose.
Le point sur le mur
Asseyez-vous. Choisissez un point fixe, légèrement au-dessus de votre ligne de regard : un angle de cadre, une vis, une tache. Regardez-le sans bouger les yeux. Comptez vos respirations jusqu’à vingt. Au bout d’un moment, vos paupières deviennent lourdes et le pourtour de votre vision se trouble un peu. C’est votre attention qui s’est resserrée.
Les couches de sons
Fermez les yeux deux minutes. Repérez le son le plus fort autour de vous. Puis cherchez-en un plus discret derrière. Puis un troisième, encore plus loin, que vous n’entendiez pas au départ. Rouvrez les yeux. Vous venez de déplacer votre attention volontairement, alors que rien n’a changé dans la pièce.
Le lieu retrouvé
Pensez à un endroit où vous vous êtes senti bien. Ne vous contentez pas de l’image. Cherchez la température de l’air sur vos bras, les odeurs, le sol sous vos pieds, un son. Restez-y une minute. Si votre respiration change, vous avez votre réponse : un souvenir bien reconstruit agit sur le corps.
Envie d’essayer autrement que seul ?
Quand se faire accompagner,
et par qui
Prendre rendez-vous a du sens si vous avez un objectif précis : arrêter de fumer, dépasser une peur qui vous limite, retrouver un sommeil correct, aborder un examen autrement. L’hypnose travaille bien sur les demandes qui tiennent en une phrase.
Dans d’autres cas, ce n’est pas moi qu’il faut voir.
Un symptôme physique nouveau ou qui s’aggrave se regarde d’abord d’un point de vue médical : le premier rendez-vous est chez votre médecin.
Une souffrance psychique importante, un traumatisme lourd, des idées noires demandent un psychologue ou un psychiatre. Ce sont des professions réglementées, et c’est leur travail, pas le mien.
Si vous prenez un traitement, gardez-le. Sa modification appartient au médecin qui l’a prescrit.
Ce que l’on me demande
le plus souvent
Est-ce que je vais dormir pendant la séance ?
Est-ce que je me souviendrai de ce qui a été dit ?
Je suis quelqu’un de très cartésien, est-ce que ça peut marcher sur moi ?
Le premier échange dure trente minutes, et il ne coûte rien.
Prendre rendez-vousJulien Vasseur, hypnothérapeute à Tours. Formé à l’hypnose ericksonienne, promotion 2019. Cabinet situé au 12 rue Colbert, 37000 Tours. J’accompagne principalement l’arrêt du tabac, les peurs et phobies, le stress et le sommeil, pour des personnes venues de Tours, Joué-lès-Tours, Saint-Cyr-sur-Loire, Saint-Avertin et Chambray-lès-Tours.
Hypnothérapeute est un titre non réglementé. Mon accompagnement ne remplace ni un avis médical, ni un traitement en cours, ni le suivi d’un psychologue ou d’un psychiatre. Aucun résultat n’est garanti, et je n’établis aucun diagnostic.