Peut-on rester bloqué
en hypnose ?
Vous y pensez depuis un moment. Le tabac, la peur de l’avion, ces nuits coupées en deux. Quelqu’un vous a parlé de l’hypnose. Vous avez lu des pages, des avis, vous avez même repéré un créneau dans un agenda en ligne.
Et vous n’avez pas cliqué.
Ce qui vous retient n’est pas le prix. Ce n’est pas le trajet, ni le fait de raconter votre histoire à un inconnu. C’est cette image qui revient : vous, dans un fauteuil, les yeux fermés, et quelque chose qui ne se referme pas. Ne pas revenir. Rester là. Ou revenir en ayant dit des choses que vous n’auriez jamais dites, sans même savoir lesquelles.
Vous savez que c’est probablement absurde. Vous le formuleriez mal à voix haute. Mais tant que personne ne vous a répondu franchement, la question reste posée, et le créneau reste libre.
La réponse, tout de suite
Non. On ne reste pas bloqué en hypnose.
Il n’existe pas de mécanisme qui vous enfermerait dans cet état. Pour une raison simple : vous n’êtes jamais parti nulle part. Vous êtes assis dans un fauteuil, éveillé, en train d’écouter une voix, avec une attention plus resserrée que d’habitude.
Ce n’est pas une porte que quelqu’un aurait fermée derrière vous. C’est une attention posée quelque part. Et une attention, ça se déplace.
Pourquoi cette peur
existe quand même
Elle ne sort pas de nulle part, et elle est logique.
D’abord, l’hypnose de spectacle. Sur une scène, un homme claque des doigts et une femme s’écroule dans les bras de son voisin. Un autre oublie son prénom. Toute la mise en scène donne l’impression qu’un pouvoir passe d’une personne à l’autre. C’est même ce que le public vient acheter. Ce qui ne se voit pas depuis les fauteuils : les volontaires sont sélectionnés, ils savent où ils vont, et ils jouent le jeu devant une salle. La différence entre cette scène et un cabinet est expliquée en détail ici : spectacle ou accompagnement.
Ensuite, les films. Le personnage aux yeux vides qui exécute un ordre. Le pendule. Le mot déclencheur qui transforme quelqu’un en machine. C’est un excellent ressort de scénario. Ce n’est pas une description de la réalité.
Enfin, le mot lui-même. Hypnose vient du grec, où il désigne le sommeil. Et dormir, c’est justement l’état dont on ne décide pas de sortir. Le mot fait la moitié du travail de la peur.
Ce qui se passe si le praticien
s’arrête de parler
Imaginons le pire, puisque c’est le scénario que vous avez en tête. Je me tais au milieu de la séance. Je sors de la pièce. Je ne reviens pas.
Il se passe une de ces deux choses. Soit vous vous assoupissez quelques minutes, comme dans un fauteuil un dimanche après-midi, et vous vous réveillez seul, un peu étonné. Soit, et c’est le plus fréquent, votre attention se met à chercher. Le silence dure trop longtemps. Quelque chose ne va pas. Vous ouvrez les yeux et vous vous demandez où je suis passé.
Dans les deux cas, vous revenez. Sans aide, sans formule, sans claquement de doigts.
Et si quelqu’un frappe à la porte ? Vous l’entendez. Vous entendez d’ailleurs tout le reste : le bus rue Colbert, une sirène, une conversation dans le couloir. Un bruit inattendu vous fait ouvrir les yeux, comme lorsqu’on vous parle pendant un film. Vous mettez une ou deux secondes à revenir, et c’est tout. Si vous voulez le détail de ce que l’on perçoit vraiment, je l’ai décrit ici : que ressent-on sous hypnose.
Les peurs voisines
Celle du blocage en cache souvent d’autres, plus précises.
Dire des choses malgré soi
L’hypnose n’est pas un sérum de vérité. Vous gardez le contrôle de votre parole exactement comme dans une conversation ordinaire. Vous pouvez répondre à côté, garder un détail pour vous, dire simplement que vous préférez ne pas en parler. Beaucoup de séances se déroulent sans que vous ayez à raconter quoi que ce soit : je n’ai pas besoin du détail de votre histoire pour travailler sur un objectif.
Être manipulé
Vos valeurs ne se mettent pas en veille. Une suggestion qui va contre ce qui compte pour vous ne prend pas : elle vous fait ouvrir les yeux, ou vous la laissez passer sans y adhérer. C’est vérifiable dans l’autre sens. Si une phrase bien placée suffisait à faire adopter n’importe quel comportement, personne ne mettrait des mois à arrêter de fumer.
Ne pas se réveiller
Il n’y a pas de réveil à provoquer, puisqu’il n’y a pas de sommeil. La fin de séance sert à autre chose qu’à vous ramener : elle sert à reprendre pied tranquillement, à s’étirer, à boire un verre d’eau, à ne pas repartir en voiture dans la seconde. C’est du confort, pas un sauvetage.
Perdre le contrôle
C’est le mot qui revient le plus. En réalité, le contrôle change de forme. Vous relâchez la surveillance permanente, celle qui vérifie votre posture, votre ton, ce que l’autre pense de vous. Vous ne relâchez ni votre jugement, ni votre capacité à dire non, ni celle de vous lever. Le sujet est traité plus largement sur la page est-ce dangereux.
Trois façons de le vérifier
par vous-même
Vous n’êtes pas obligé de me croire sur parole. Vous pouvez tester le mécanisme chez vous, ce soir, sans rien installer.
Le film interrompu
Ce soir, lancez un film ou une série que vous aimez. Attendez d’être vraiment dedans, disons un quart d’heure. Puis mettez sur pause et regardez ce qui se passe en vous : les deux secondes de flottement, la pièce qui revient, le bruit du frigo que vous n’entendiez plus. Vous venez de sortir seul d’un état d’attention concentrée.
Le point de fixation
Asseyez-vous et fixez un point sur le mur, un peu au-dessus de votre regard. Ne bougez plus les yeux. Comptez vingt respirations. Vos paupières vont devenir lourdes, votre vision périphérique va se troubler. Maintenant, décidez d’arrêter. Levez-vous et allez chercher un verre d’eau. Vous verrez que la décision suffit, et qu’elle vous appartient entièrement.
La phrase que vous refusez
Pensez à une chose que vous ne feriez jamais, qui heurte vraiment ce en quoi vous croyez. Dites-la à voix haute, comme un ordre, dix fois de suite. Observez ce qui monte. Ce n’est pas de l’obéissance, c’est un refus. Une suggestion en séance ne fait pas mieux qu’une phrase que vous vous répétez vous-même.
Si votre question n’est toujours pas réglée
Quand se faire accompagner,
et vers qui se tourner
Un accompagnement en hypnose a du sens quand vous avez un objectif que vous pouvez formuler en une phrase : arrêter de fumer, prendre l’avion cet été, dormir d’une traite, passer un oral sans être submergé.
Il y a des situations où ce n’est pas moi qu’il faut voir, et je le dis dès le premier appel.
Une souffrance psychique importante, un épisode dépressif, un traumatisme lourd, des idées noires relèvent d’un psychologue ou d’un psychiatre. Ce sont des professions réglementées, avec une formation que je n’ai pas. Votre médecin traitant peut vous orienter, et le centre médico-psychologique de votre secteur reçoit sans dépassement d’honoraires.
Si un symptôme physique est apparu ou s’aggrave, allez voir un médecin d’abord.
Si vous suivez un traitement, gardez-le. Sa modification appartient au médecin qui l’a prescrit.
Ce que l’on me demande
le plus souvent
Et si je suis quelqu’un de très influençable ?
Est-ce que quelqu’un peut m’hypnotiser sans que je le sache, dans la rue ?
Combien de temps met-on à revenir tout à fait normal après une séance ?
Le premier échange dure trente minutes, et il ne coûte rien.
Prendre rendez-vousJulien Vasseur, hypnothérapeute à Tours. Formé à l’hypnose ericksonienne, promotion 2019. Cabinet situé au 12 rue Colbert, 37000 Tours. J’accompagne principalement l’arrêt du tabac, les peurs et phobies, le stress et le sommeil, pour des personnes venues de Tours, Joué-lès-Tours, Saint-Cyr-sur-Loire, Saint-Avertin et Chambray-lès-Tours.
Hypnothérapeute est un titre non réglementé. Mon accompagnement ne remplace ni un avis médical, ni un traitement en cours, ni le suivi d’un psychologue ou d’un psychiatre. Aucun résultat n’est garanti, et je n’établis aucun diagnostic.