Se rendormir,
quand il est quatre heures.
S’endormir, c’est une chose. Se rendormir au milieu de la nuit, quand tout revient d’un coup, c’en est une autre. Trois séances de 1 h 15, et un premier échange sans frais.
Ce que vous vivez,
si je devine bien
Il y a deux moments, et rarement les deux en même temps. Le premier, c’est le coucher. Vous êtes fatigué, vraiment fatigué, et au moment précis où la lumière s’éteint, la tête repart. Ce n’est même pas dramatique : des courses, un message à envoyer, une phrase entendue dans la journée. Mais ça défile, et la fatigue reste dehors.
Le second, c’est celui dont on parle moins. Vous vous endormez très bien, et vous ouvrez les yeux. Le téléphone dit quatre heures deux, et vous faites le calcul : il me reste deux heures et demie. À partir de là c’est perdu, parce que la tête a repris là où elle s’était arrêtée. La nuit grossit tout : un souci qui vaut trois à midi en vaut neuf à quatre heures.
Vers six heures, vous vous rendormez. Le réveil sonne trente minutes plus tard. La journée commence avec un train de retard, et le soir venu, vous vous couchez avec une idée en tête : pourvu que ce soit une bonne nuit. Cette phrase-là, à elle seule, suffit souvent à en faire une mauvaise.
Ce qui se passe,
expliqué simplement
Le sommeil n’est pas un interrupteur. C’est une descente, par paliers, qui demande une seule chose : que le corps considère que le moment est sûr. Tant qu’une part de vous surveille quelque chose, la descente ne se fait pas.
Deuxième chose, et elle surprend souvent : se réveiller la nuit est normal. Tout le monde le fait, plusieurs fois. La plupart des gens ne s’en souviennent pas, parce qu’ils se rendorment avant d’avoir eu le temps de penser. Le problème n’est donc pas le réveil. C’est ce qui se branche juste après.
Ce qui se branche, c’est le mental. Il attrape un sujet, le corps s’active à sa suite, et une fois le corps en alerte, se rendormir devient impossible. Vous le savez, ce qui ajoute une couche : vous vous mettez la pression pour vous rendormir, et cette pression est exactement ce qui l’empêche. Personne ne s’est jamais endormi en essayant très fort.
Répétez cela quelques semaines et un apprentissage s’installe : le lit cesse d’être l’endroit où l’on dort et devient celui où l’on lutte. C’est cet apprentissage que l’on vient défaire. L’hypnose d’accompagnement ne raisonne pas, elle réinstalle une habitude.
Trois séances,
et ce qu’on y fait
Les séances sont espacées de deux à trois semaines, le temps que vos nuits vous donnent des informations.
Regarder vos nuits de près
À quelle heure, depuis quand, et surtout ce qui se passe dans votre tête à ce moment-là. On regarde aussi la soirée, l’écran, l’heure du dîner, le café de seize heures. Une partie du travail se fait avant même la première séance de détente concentrée.
Réapprendre la descente
Une séance longue, guidée par ma voix, où votre corps refait le trajet qu’il ne trouve plus seul. L’objectif n’est pas de vous endormir dans le fauteuil, il est que vous reconnaissiez la sensation et sachiez la retrouver chez vous.
Le réveil de la nuit
On travaille précisément sur le moment de quatre heures : ce que vous faites du réveil, comment vous ne rentrez pas dans le calcul des heures restantes. Vous repartez avec un exercice court d’auto-hypnose, à faire seul.
Ce que ça coûte
Le tarif est annoncé par accompagnement, jamais à l’heure. L’hypnose n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie. Certaines mutuelles participent parfois : votre contrat vous le dira. Un rendez-vous annulé moins de 48 heures à l’avance reste dû.
Tous les tarifs du cabinetCe que l’on me dit
au téléphone
Je dors mal depuis quinze ans
L’ancienneté compte moins qu’on ne le croit. Ce qui compte, c’est de savoir ce qui entretient la chose aujourd’hui, et cela se repère au premier échange. Je ne promets pas de récupérer quinze ans, je propose de regarder vos nuits actuelles.
Je prends un somnifère, dois-je arrêter avant ?
Non, et surtout pas de votre propre initiative. Un traitement pour dormir se modifie avec le médecin qui l’a prescrit, jamais autrement. Je travaille avec les choses telles qu’elles sont. Si la question de la diminution se pose ensuite, elle se pose avec lui.
Quand il faut voir
un médecin d’abord
Mal dormir n’a pas toujours une cause dans la tête. Certains signes demandent un examen que je ne suis pas en mesure de faire.
Si vous luttez contre le sommeil au volant, si vous avez déjà senti vos paupières se fermer en conduisant, cela ne se travaille pas en séance. Cela se dit à un médecin, rapidement, et cela se met en sécurité en attendant.
Si votre entourage vous signale des ronflements forts et des arrêts de la respiration pendant la nuit, il faut un avis médical. Ce point-là ne relève pas de l’hypnose, et le laisser de côté serait une faute.
Si vous vous réveillez toutes les nuits depuis plusieurs semaines, si vous vous endormez dans la journée sans le vouloir, ou si des douleurs vous réveillent, le premier interlocuteur est votre médecin traitant. Vous pourrez revenir me voir ensuite, avec quelque chose de plus clair.
L’hypnose ne remplace ni un avis médical ni un traitement en cours, et je ne demande à personne d’arrêter quoi que ce soit.
Respirer plus long
à l’expiration
C’est l’exercice le plus simple, et le seul dont vous n’avez besoin de rien pour le faire. Inspirez pendant que le cercle grandit, expirez pendant qu’il redescend. L’expiration est plus longue que l’inspiration, c’est tout ce qui compte.
Suivez le cercle une dizaine de fois. Si votre attention part ailleurs, et elle partira, revenez simplement au mouvement, sans vous reprendre.
Le premier échange dure trente minutes, et il ne coûte rien. On regarde ensemble si c’est le bon moment.
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