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Julien Vasseur Hypnothérapeute · Tours
Peurs et phobies

Peur ou phobie : comment faire la différence

Vous cherchez, sans doute un soir, si ce que vous ressentez porte un nom. Vous savez bien que beaucoup de gens n’aiment pas l’avion. Vous savez que personne ne va chez le dentiste de bon cœur. Alors vous vous dites que vous exagérez peut-être.

Sauf que vous avez laissé passer un déplacement professionnel le mois dernier, et que vous avez trouvé une bonne raison. Sauf que vous connaissez l’itinéraire qui évite la voie rapide, qu’il rallonge le trajet, et que vous le prenez quand même tous les jours. Sauf que cette dent qui vous gêne depuis l’automne vous gêne toujours.

Vous n’en parlez pas beaucoup. Quand vous en parlez, on vous répond que c’est dans la tête, ou qu’il suffit de se lancer une bonne fois. Vous le savez déjà. C’est même tout le problème. Vous n’avez pas besoin qu’on vous répète que le risque est faible. Vous avez besoin de comprendre pourquoi votre corps, lui, n’a pas l’air au courant.

Le critère utile
n’est pas l’intensité

On croit souvent que la différence se mesure à la force de ce qu’on ressent. Ce n’est pas un bon repère. Une peur ordinaire peut être très violente sur le moment. Quelqu’un qui déteste le décollage peut avoir les mains moites et le cœur qui tape, puis manger son plateau une heure plus tard sans y penser.

Deux questions sont bien plus parlantes.

Première question : qu’est-ce que cette peur vous fait éviter ? Pas ce qu’elle vous fait ressentir, ce qu’elle vous fait supprimer de votre vie. Un trajet qu’on rallonge. Une invitation qu’on refuse. Un rendez-vous qu’on repousse depuis des mois. Un poste qu’on ne demande pas parce qu’il y aurait des déplacements.

Deuxième question : depuis combien de temps ? Une appréhension qui monte la veille d’un vol et redescend à l’atterrissage fait partie de la vie. Une peur installée depuis des années, qui n’a pas bougé toute seule et qui découpe petit à petit votre territoire, ne relève plus de la même chose.

Quand la réponse à la première question est longue, et que la réponse à la seconde se compte en années, vous n’avez plus affaire à une peur qui vous protège. Vous avez affaire à une peur qui décide à votre place.

Pourquoi ça ne s’arrange
pas tout seul

L’évitement fonctionne. C’est précisément ce qui le rend collant.

Le jour où vous renoncez au vol, vous ressentez un soulagement immédiat et net. Votre organisme en tire une conclusion très simple : le danger était réel, et vous y avez échappé de justesse. La peur ne s’use donc pas, elle se confirme. Et comme elle se confirme, la fois suivante elle arrive plus tôt et plus fort.

C’est aussi pour cela que l’attente finit souvent par peser plus lourd que la scène elle-même.

L’avion

La peur ordinaire, c’est le ventre serré au décollage et pendant les turbulences. On part quand même, on réserve sans y penser des mois à l’avance.

L’autre version commence bien avant l’aéroport. On dort mal la semaine d’avant. On surveille la météo. On choisit ses vacances en fonction de la durée de route. Un jour, on ne réserve plus du tout, et on explique autour de soi qu’on préfère la voiture.

La conduite

La peur ordinaire, c’est l’inconfort sur un grand échangeur inconnu, ou la prudence excessive du permis fraîchement obtenu.

L’autre version se reconnaît à la carte. Il y a des routes barrées dans votre tête : le pont, le tunnel, la file d’insertion, les trajets de nuit. Vous acceptez de perdre du temps chaque jour pour ne pas les prendre. Parfois la peur ne porte même pas sur l’accident, mais sur le fait de se sentir mal au volant, loin de tout, sans pouvoir s’arrêter.

Le dentiste

La peur ordinaire, c’est le rendez-vous qu’on n’attend pas avec impatience et qu’on honore quand même.

L’autre version se voit dans les dates. Le dernier contrôle remonte à des années. Vous prenez rendez-vous, puis vous annulez la veille. Vous attendez la douleur pour y aller, ce qui rend chaque visite plus lourde, ce qui nourrit la peur suivante. Là, le coût n’est plus seulement psychologique, il devient dentaire.

Dès aujourd’hui

Ce que vous pouvez faire seul,
dès maintenant

Faire la liste des renoncements

Prenez votre agenda et vos messages des douze derniers mois. Notez chaque fois que cette peur a choisi à votre place : un refus, un report, un détour, une excuse trouvée. Une ligne par événement, sans commentaire.

Cette liste est le vrai bilan. Elle transforme une impression floue en un fait mesurable.

Trouver le moment exact

Une peur n’est presque jamais globale. Ce n’est pas « l’avion », c’est un instant précis dans l’avion.

Fermez les yeux et déroulez la scène au ralenti : la veille, le parking, l’enregistrement, l’embarquement, l’installation, la fermeture des portes, la mise des gaz. Repérez à quel moment le corps réagit en premier. Écrivez cette seconde-là en une phrase.

Pour beaucoup, la surprise est réelle : ce n’est pas le vol, c’est la fermeture des portes. Ce n’est pas la route, c’est le moment où l’on quitte la ville. Ce n’est pas le soin, c’est l’odeur du cabinet. Savoir cela change tout à ce sur quoi il faut travailler.

Allonger l’expiration

Quand la peur monte, la respiration devient courte et haute. On peut agir dessus, et c’est l’une des rares choses qu’on contrôle vraiment.

Inspirez par le nez en comptant jusqu’à quatre. Expirez par la bouche, doucement, en comptant jusqu’à six ou sept. L’expiration doit être plus longue que l’inspiration, c’est le seul point qui compte. Recommencez pendant deux à trois minutes.

Entraînez-vous au calme, plusieurs fois par semaine, quand tout va bien. Un geste appris dans le calme reste disponible dans l’urgence. Un geste appris dans l’urgence ne s’installe pas.

Si vous voulez en parler

Au cabinet, à Tours, les peurs et les phobies sont accompagnées en trois séances, au tarif de 220 € le forfait. La première séance sert à décrire précisément la scène et à voir si la démarche vous convient. Vous pouvez aussi appeler avant de décider quoi que ce soit.
Lire le déroulé complet
En toute honnêteté

Quand se faire accompagner,
et par qui

Voyez d’abord un médecin, avant toute autre démarche, dans ces situations :

  • vous ressentez des palpitations, une douleur dans la poitrine, un essoufflement ou des malaises, même en dehors des moments de peur ;
  • vous avez des vertiges au volant, ou une sensation de tête qui tourne qui ne dépend pas du contexte ;
  • la peur est apparue brutalement, ces dernières semaines, sans événement déclencheur ;
  • elle s’accompagne d’une tristesse qui dure, d’une perte d’élan, ou d’idées noires.

Ces signes demandent un examen. Un corps qui envoie des signaux mérite d’être écouté avant d’être expliqué. Si votre médecin identifie autre chose, vous serez orienté vers le bon interlocuteur, et c’est très bien ainsi.

Un accompagnement en hypnose se discute plutôt quand la peur est ancienne, identifiée, sans cause médicale retrouvée, et surtout quand elle vous coûte quelque chose de concret : un projet, un emploi, des soins, des trajets, une liberté de mouvement. Aucun résultat n’est garanti, et ce que l’hypnose ne fait pas est écrit noir sur blanc sur la page les limites.

Questions fréquentes

Une phobie peut-elle disparaître toute seule ?
Cela arrive, en particulier chez les enfants. Chez l’adulte, une peur installée depuis des années et entretenue par l’évitement se réduit rarement d’elle-même.
Faut-il se forcer à affronter sa peur ?
Se jeter dans la scène sans préparation renforce souvent la peur au lieu de l’éteindre. Ce qui aide, c’est une progression choisie, avec un moyen de se calmer déjà appris.
Combien de séances pour une peur ?
Le protocole proposé ici est de trois séances. Certaines personnes en font moins, d’autres davantage, et personne ne peut le savoir avant la première.

Julien Vasseur, hypnothérapeute à Tours. Formé à l’hypnose ericksonienne, promotion 2019. Cabinet situé au 12 rue Colbert, 37000 Tours. J’accompagne l’arrêt du tabac, les peurs et les phobies, le stress et le sommeil, pour des personnes venant de Tours, Joué-lès-Tours, Saint-Cyr-sur-Loire, Saint-Avertin et Chambray-lès-Tours.

Hypnothérapeute est un titre non réglementé. Mon travail est un accompagnement, il ne remplace ni un avis médical, ni un traitement en cours, ni le suivi d’un psychologue ou d’un psychiatre. Ne modifiez jamais un traitement sans en parler au médecin qui vous l’a prescrit.